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Only top-level descriptions Aix-Marseille Univ, CNRS, Maison Méditerranéenne des Sciences de l'Homme (MMSH), Aix-en-Provence, Médiathèque : phonothèque
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Fonds Fatima Al-Baydani-Alzawiya : collecte multisupport autour de la littérature orale au Yémen entre 1979 et 2015

  • FR-130019801 MMSH-IREMAM-phono-BAYD
  • Collection
  • 1979-2015

Entre 1979 et 2015, Fatima Al-Baydani-Alzawiya s'est consacrée à la collecte du patrimoine culturel immatériel au Yémen. Avec son association "Aydanout", elle a parcouru les 22 régions du Yémen de la Tihama au Hadramaout et de Saada à Aden et à Socotra entourée d’une équipe qu’elle a elle-même formée à la collecte et au traitement des données. Son projet était de collecter le maximum de matière possible sur le patrimoine culturel immatériel, en langue dialectale : chant, comptines, jeux d’enfants, récitation de poésie, danses, cérémonies de mariages… Techniquement, elle a privilégié la vidéo pour documenter ces différents sujets. Ce choix n’était pas le plus simple. Elle n’a cessé d’affronter différents obstacles de terrain : l’interdiction d’enregistrer ou de filmer des femmes, le frein représenté par la présence de matériel moderne, la peur de risquer des problèmes politiques en s’exposant publiquement… Face à ces difficultés, l’enquêtrice a dû utiliser des supports de collecte complémentaires : enregistrements sonores, photographies, prise de notes. Elle a parfois su trouver des alternatives en choisissant de filmer uniquement les pieds d’une danseuse, en s’accompagnant d’un dessinateur chargé de faire des croquis des séances, ou encore en choisissant de faire apprendre par cœur à son équipe des morceaux de littérature orale qui ne pouvaient être enregistrés ou transcrits. Son but était de garder une trace audible et visible dans toutes circonstances. Elle a utilisé les différents matériaux collectés pour mettre en place des actions pédagogiques telles que des ateliers et des spectacle qui ont donné lieu à la création de nouvelles archives également présentes dans le fonds. Elle a financé sa recherche en grande partie avec ses deniers personnels puis a obtenu quelques financements. Ses travaux l'ont amenée à collaborer avec le CEFAS (Centre français d’archéologie et de sciences sociales de Sanaa), le Centre Culturel Français, ainsi qu’avec l’École Normale Supérieure de Paris (ENS). Fatima Al-Baydani-Alzawiya a mené un travail unique au Yémen. Aucun autre chercheur n’avait encore ainsi concentré son regard sur les femmes, et aucune enquête n’avait porté sur l’ensemble du territoire du Yémen. En collaboration avec Jean Lambert, ethnomusicologue et anthropologue spécialiste du Yémen, Fatima Al-Baydani-Alzawiya avait commencé un travail d’archivage sur place, avec le soutien financier du Fonds Social de Développement local et le soutien technique de professionnels français. L’enjeu était de préserver et de rendre ses données accessibles, notamment pour les chercheurs et diplomates de passage au Yémen pour qui Fatima Al-Baydani-Alzawiya et son association étaient devenus une référence. L’objectif était de créer un centre de ressources. Le projet a pris fin en 2011 lorsque la chercheure a dû quitter le Yémen du fait de l'instabilité politique. Elle a déposé l’ensemble des données récupérées à la phonothèque de la MMSH, dans le cadre d’une convention avec le laboratoire IREMAM.

Al-Baydani-Alzawiya, Fatima (enquêtrice, responsable de l’association)

Je vous le raconte volontiers parce qu'on ne me l'a jamais demandé : récits autobiographiques de français en Algérie, au Maroc, en Tunisie dans les années 1930 à 1962

  • FR-130019801 MMSH-phono-ROCTAR-2
  • Series
  • 1983-1991

Dans les années 1980-1990 des étudiants de l’Université de Provence qui suivaient un cours de littérature axé sur le récit autobiographique dirigé par Anne Roche et Marie-Claude Taranger devaient, dans le cadre de leur évaluation, réaliser une enquête auprès d’un témoin de leur choix sur des thématiques variant au cours des années (années 30, guerre de 1939-1945, Front Populaire,...). Certains d'entre eux ont choisi de réaliser des entretiens avec des témoins qui vivaient dans un pays Maghreb dans les années 1930 ou pendant la deuxième guerre mondiale. D'autres ont choisi d'interroger ceux qui ont vécu la guerre d'Algérie du côté des soldats du contingent. Comme dans les autres entretiens réalisés dans le cadre de cet enseignement les consignes étaient très ouverte (sur la méthodologie de la constitution de ce corpus voir : http://phonotheque.hypotheses.org/8879). Pour tous les témoins, il s'agissaitde raconter leur vie quotidienne et leurs souvenirs, ils sont tous autobiographiques. Les récits des appelés ont leur spécificité puisqu'ils parlent de ce qu'ils ont vu, de ce qu'ils ont vécu, aussi de ce qu'ils ont entendu dire, ou cru, ou espéré-et parfois de ce qu'ils ont appris depuis, par différentes voies, avec le souci fréquent de distinguer ces différents plans. Un article d'Anne Roche, a été rédigé en lien avec ces entretiens. Nous avons choisi le titre de l'article pour regrouper tous les récits autobiographiques enregistrés auprès de témoins ayant vécu en Algérie, au Maroc ou en Tunisie des années 1930 à 1962. L'article d'Anne Roche est consultable en libre accès sur la plateforme HAL SHS : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01325852

Roche, Anne (commanditaire et enquêteur)

Les Français au Liban depuis 1945, une minorité allogène : entretiens avec des Français expatriés en 1975

  • FR-130019801 MMSH-IREMAM-phono-METR
  • Fonds
  • 1975

Du mois de janvier au mois de mai 1975 auprès des français installés à Beyrouth (Liban), Jean Métral s’investit dans un projet de thèse d’Etat en sociologie, sur le thème "Les français au Liban depuis 1945, une minorité allogène". Il est alors Maître assistant à l’université de Lyon, détaché depuis 1969 à l'École Supérieure des Lettres de Beyrouth (ESL) où il dirige la section de sociologie et d’anthropologie. Il enregistre 71 enquêtes dont 62 ont été conservées. Ses travaux seront interrompus par l’éclatement de la guerre civile au Liban en avril 1975. Pour son travail sur le terrain, Jean Métral est accompagné de Françoise Métral, alors chargée de cours d’anthropologie à l’ESL, et d'Alain Battegay, en coopération auprès de l’Université Libanaise. Ces entretiens s’inscrivaient dans une recherche plus large qui devait articuler trois approches chronologiques. Tout d’abord, une approche quantitative, réalisée en 1974 avec un traitement statistique de 8000 fiches de français inscrits au consulat. Les fiches avaient été transmises à la Direction de la Statistique Libanaise mais leurs bureaux ont été brûlés et les documents ont été détruits. Puis, une approche qualitative (l’objet de ce corpus) a été réalisée, les témoins avaient été sélectionnés à partir des premiers résultats statistiques. Plusieurs catégories socio-professionnelles sont vraisemblablement enregistrées de janvier à mars 1975 : acteurs du domaine culturel, de la communication et des médias, français expatriés travaillant dans le domaine médical ou technico-commercial, directeurs d’institutions françaises... Le troisième axe, qui concernait l’étude des institutions françaises au Liban, n’a été qu’ébauché. Chaque entretien individuel, préparé en amont par l’ensemble des enquêteurs, est mené en présence de deux enquêteurs dont sont relevés, dans les fiches enquêtes, le ou les noms entendus durant l’enregistrement. De fait, chaque entretien individuel se déroule en trois temps. L’entretien débute par une présentation de l’état civil, du parcours et des intérêts qui ont conduit l’informateur à Beyrouth. Ensuite, l’informateur est interrogé sur l’environnement socio-professionnel qu’il fréquente et sur sa représentation des rapports entre la communauté francophone présente dans le pays, la France et le Liban. L’entretien s’achève par un échange moins directif où l’informateur est invité à s’exprimer plus librement sur un sujet abordé pendant l’entretien ou sur un sujet qui n’aurait pas été abordé.

Métral, Jean